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Tribologie P
Paraffines (alcanes)
Liaisons d’hydrocarbures saturés gazeux ou liquides à chaîne fixe. On fait une distinction entre les paraffines normales (n) en chaînes et les isoparaffines (i) à structure ramifiée. Les paraffines sont solides à température ambiante. En solution dans des solvants de type gazole, elles précipitent à froid.
Pénétration
Caractéristique permettant de mesurer la consistance (déformabilité) d’une substance. Pour les lubrifiants, il s’agit de la distance que parcourt un cône de dimension déterminée pour pénétrer verticalement dans l’échantillon testé sous des conditions prescrites. Pour les bitumes, on utilise une aiguille au lieu d’un cône.
Pénétration travaillée
La pénétration travaillée sert à caractériser la consistance d’une graisse lubrifiante et permet une évaluation de sa capacité d’utilisation à des fins déterminées. La pénétration travaillée consiste, avant de procéder à une mesure, à malaxer l’échantillon dans une pétrisseuse
à graisse à raison de 60 doubles courses durant une minute à 25°C.
Pénétromètre
Appareil servant à définir la pénétration.
Peroxydes
Liaisons chimiques organiques et inorganiques indésirables favorisant la formation des résines par oxydation et polymérisation.
Perte par évaporation
Phénomène intervenant aux températures élevées (jusqu’à 350°C) au cours duquel une huile s’évapore; la perte en question joue un rôle certain dans le cadre de la lubrification du moteur et des cylindres. Lorsque les températures augmentent, une perte par évaporation élevée est susceptible d’entraîner une consommation accrue d’huile et la modification des propriétés de l’huile.
Pétrole
Fraction d’hydrocarbure provenant du pétrole brut dont le point d’ébullition se situe entre 130° et 280°C. Catégorie de danger A II ou A III selon la fraction. Domaines d’utilisation: pétrole lampant, pétrole raffiné d’éclairage ou pétrole solvant (également appelé kérosène).
Pétrole brut
Mélange d’hydrocarbures gazeux, liquides et solides, extraits du sous-sol de certaines régions du monde, provenant de la décomposition de matières organiques animales et végétales sous certaines conditions de température et de pression ainsi que de mécanismes d’action cataly-tique. Le pétrole brut ne présente que de faibles proportions d’oxygène, de soufre, d’azote et de métaux; une distinction est faite entre les pétroles à base de paraffine, à base de naphte ou à base composée. Les lubrifiants issus du pétrole brut par distillation et procédés de raffinage sont appelés huiles minérales contrairement aux huiles animales et végétales.
Pétrole léger (ou huile légère brute)
Désignation douanière des huiles minérales à faible point d’inflammation (pétrole, essence, white-spirit). Classifie également les huiles bitumineuses (créosote) d’un poids spécifique d’env. 0,930 kg/l.
Pétrole rectifié
Détergent utilisé pour le nettoyage des machines.
Pipelines ou oléoducs
Canalisations pour le transport à longues distances de gaz (gazoduc), de pétrole brut (oléoduc) et d’autres solides liquéfiés.
Pitting (formation de piqûres)
Apparitions en forme de légers creux sur les surfaces dentées provenant de la fatigue du matériel. De minuscules fissures se forment dans la zone cycloïde qui se développeront progressivement en petites cavités ou trous en surface.
Plancton
Du grec «qui erre». Ensemble des micro-organismes du règne animal et végétal en suspension libre dans l’eau, formant l’essentiel du limon organique appelé à constituer ultérieurement les gisements pétrolifères.
Plan de graissage
Programme de lubrification propre à l’entreprise, établi pour l’entretien d’un parc de machines avec instructions de maintenance, désignation des points de graissage, des sortes de lubrifiants à utiliser, des dosages et des intervalles entre les interventions etc. pour chaque type de machine et d’installation.
Point d’éclair (ou point d’inflammation spontanée)
Température à laquelle une matière inflammable s’enflamme sans intervention tierce en présence de certaines conditions (température, pression etc.) et en fonction de la teneur en oxygène de l’air ambiant.
Point d’inflammation
Température la plus basse, par rapport à une pression déterminée, à laquelle les vapeurs d’un liquide chauffé uniformément à une température plus élevée s’enflamment en présence d’une flamme et brûlent pendant au moins cinq secondes.
Point de congélation
Température à laquelle une huile, en train de refroidir sous certaines conditions, cesse précisément de couler. Le point de congélation n’a qu’une portée relative pour tirer des conclusions quant au comportement à froid d’une huile sur une machine déterminée.
Point de floculation
Température en °C concernant les huiles destinées à des machines frigorifiques à laquelle les premières précipitations commencent à être visibles dans la lumière transmise sous forme de trouble laiteux ou de flocons, lors de la réfrigération d’un mélange homogène d’huile pour machine frigorifique et de réfrigérant en proportion de 10:90 (rapport de masses).
Point de goutte
Température à laquelle un échantillon échauffé sous certaines conditions se met à couler par l’orifice d’un embout et tombe au fond de la pipette.
Polyalphaoléfine (PAO)
Les polyalphaoléfines sont des hydrocarbures de synthèse (isoparaffines spéciales à chaînes fondamentales courtes et chaînes latérales longues), que l’on fabrique par procédé d’hydro-craquage à partir de gatsch de paraffine en utilisant une technique de catalyse particulière (polymérisation et co-polymérisation d’oléfines de faible poids moléculaire).
Polymérisation
Regroupement de molécules d’hydrocarbures non saturées (épaississement) sous l’influence de catalyseurs et de chaleur (procédé de fabrication des lubrifiants pour moteurs).
Pourpoint (ou point d’écoulement)
Température la plus basse à laquelle l’huile est encore juste coulante lorsqu’elle est refroidie sous certaines conditions.
Pouvoir calorifique
Le pouvoir calorifique Ho désigne le quotient obtenu à partir de la quantité de chaleur libérée par la combustion totale d’un volume donné de combustible et la masse de ce combustible. La valeur calorifique H (Hu) désigne la quantité de chaleur (quantité d’énergie: J/g; kJ/kg; kJ/m3) issue de la combustion d’une substance. La différence entre pouvoir calorifique et valeur calorifique se situe uniquement au niveau de la teneur en hydrogène. Avec la notion de pouvoir calorifique, l’eau produite lors de la combustion se sépare de la composition sous forme d’eau et de vapeur en termes de valeur calorifique.
Pouvoir désémulsifiant
Capacité des huiles lubrifiantes de rejeter tout ou partie de l’eau qu’elles contiennent et d’empê-cher la transformation en émulsion. Cette propriété est particulièrement importante dans le cas des huiles hydrauliques et des huiles pour compresseurs.
Pouvoir lubrifiant
Ce terme désigne la force portante de la pellicule lubrifiante d’un lubrifiant. Le pouvoir lubrifiant est toujours à mettre en relation avec des conditions concrètes comme le type de friction, l’état de frottement, l’assortiment des matériaux des corps en frottement, la lubrification des surfaces en contact, la charge par unité de surface, la vitesse et la température. En présence de frot-tement visqueux, seule la viscosité est déterminante au plan de la force portante, tandis que, pour une friction sèche, la capacité antigrippante à l’aide d’additifs EP entre également en ligne de compte. Dès lors, il n’existe pas d’unité de mesure pour définir le pouvoir lubrifiant de manière homogène.
ppm
Parties ou particules par million.
Procédé de craquage
Les procédés de craquage désignent la fission thermique et/ou catalytique des grandes molé-cules d’hydrocarbures (p.ex. les résidus ou produits de queue de la distillation atmosphérique), amenée par des vibrations internes, afin d’en tirer de nouvelles molécules d’hydrocarbures plus petites. Une distinction est faite entre les procédés de craquage suivants:
a) Le craquage thermique se pratique à des températures de plus de 500°C pour diviser des hydrocarbures en forte ébullition (p.ex. du mazout) et les transformer en molécules à point d’ébullition plus faible (pour obtenir p.ex. des fractions d’essence et des gaz).
b) Le vapocraquage, qui utilise de la vapeur d’eau surchauffée, est appliqué principalement pour fabriquer des gaz non saturés comme l’éthylène, le butylène, le butadiène etc. Les matières de départ peuvent être des essences minérales ou des distillats moyens. Les hydrocarbures transformés sont des matières chimiques brutes sous forme de produits intermédiaires pour transformation ultérieure par l’industrie pétrochimique.
c) La viscoréduction est une méthode plus douce de fission thermique des hydrocarbures. Le fuel lourd est craqué thermiquement sous une pression d’env. 70 bar et une température d’env. 450°C. Au final, le rendement maximal en produits légers, de l’ordre de 30%, est très faible.
d) Le craquage catalytique a notamment pour but de transformer certaines fractions de distillats moyens (gamme d’ébullition entre 240°C et 360°C) en composés de carburants antidétonants comme les paraffines ramifiées, les cycloparaffines et les aromates. Si les molécules d’hydro-carbures précitées sont produites sous une faible pression et à des températures relativement basses (températures de réaction jusqu’à env. 500°C), elles font néanmoins intervenir des catalyseurs (p.ex. des hydrosilicates) et des procédés divers (réacteurs à lit fixe ou à couche fluidisée etc.).
e) L’hydrocraquage est un procédé de fission catalytique en présence d’hydrogène, à une pression de 100 à 150 bar et une température de réaction jusqu’à env. 400°C, lors duquel
les processus de craquage et l’hydrogénation se déroulent simultanément. Avec l’hydro-craquage, l’avantage est de pouvoir obtenir – selon le produit de départ, le catalyseur et les conditions de réalisation – des composés de carburants ou des distillats moyens déterminés. Au plan des inconvénients, citons cependant la forte consommation d’hydrogène et peut-être aussi la haute pression.
Procédé Duo-Sol
Il s’agit de l’extraction sélective (extraction par solvants) de fluides avec deux solvants. Les éléments indésirables, dont p.ex. les hydrocarbures aromatiques, les asphaltènes, les résines et autres liaisons instables sont supprimées.
Procédé Furfurol
Il s’agit de l’extraction sélective de fluides, en particulier les huiles minérales avec le Furfurol.
Produit antigel
Substances destinées à abaisser le point de congélation de l’eau qui, concentrées, contiennent environ 90% d’éthylène glycol et de propylène glycol, des inhibiteurs de corrosion, des additifs, des colorants et une faible quantité d’eau. Chaque constructeur automobile édicte ses propres spécifications d’antigels et prescrit par ailleurs la proportion du mélange.
Produit ou agent de conservation
Imidazoline, amidoacétates. Dans les lubrifiants réfrigérants allongés d’eau (p.ex. les émulsions aqueuses), il peut se développer à l’emploi un terrain favorable à l’éclosion de moisissure, de levures et de bactéries donnant lieu à des atteintes corrosives, des obstructions de filtres, des séparations du mélange, des problèmes de mauvaises odeurs, des irritations de la peau etc. Le rôle des produits de conservation est d’éviter la propagation de tels germes dont il est important de contrôler le nombre en permanence.
Produit raffiné
Cette dénomination s’applique à un distillat amélioré par un procédé chimique et/ou physique.
Produit régénéré
Une huile usée régénérée est le produit du retraitement d’huiles de récupération. Les produits régénérés ne sont rien de plus que des huiles usées débarrassées, par centrifugation et filtrage, des polluants de l’eau et d’autres impuretés mécaniques ainsi que des boues.
Propane
Hydrocarbure saturé gazeux servant de combustible.
Propriétés au vieillissement
Elles servent à définir l’aptitude d’une huile lubrifiante pour l’usage prévu, par exemple celle d’une huile CLP soumise à une compression élevée. Dans ce but, on mesure ici la montée de la viscosité cinématique dans le témoin vieilli ainsi que l’augmentation du nombre de préci-pitations, et également le comportement au vieillissement des huiles pour turbines à vapeur et des huiles hydrauliques contenant des additifs.
BUCHER AG LANGENTHAL • Technologie de lubrification MOTOREX
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