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Tribologie

a

ABAISSEUR DU POINT D’ÉCOULEMENT⁄CONGÉLATION

Il s’agit d’un additif ajouté aux huiles minérales ou synthétiques. Il est destiné à en améliorer la

fluidité et à retarder le figeage à basse température. (Voir additifs).

ACEA

Association des Constructeurs Européens d’Automobiles. Anciennement CCMC (« Comité des Constructeurs du Marché Commun ») et CLCA (« Comité de Liaison des Constructeurs Automobiles »). Représente l’industrie automobile européenne en matière de carburants et lubrifiants).


Les normes ACEA se répartissent en quatre groupes:

  • A pour les moteurs essence
  • B  pour les moteurs diesel de véhicules de tourisme
  • C  extension de norme pour systèmes d’épuration des gaz d’échappement
    tels que DPF¹ / TWC².
  • E  pour les moteurs diesel des véhicules utilitaires.

D’autres classes sont prévues à l’avenir, notamment pour les moteurs à gaz.

Séquences test ACEA :
Renseigne sur les exigences en matière d’huiles et les performances. Le fabricant d’huile approuve la séquence appropriée, par ex. A3/B4, pour un moteur donné.

A1/B1, A3/B3, A3/B4, A5/B5

=> Moteurs essence et diesel dans les véhicules      de tourisme, véhicules utilitaires et fourgonnettes.

C1, C2, C3, C4,

=> en plus pour DPF¹ et TWC², Low SAPS, Mid SAPS

E1, E2, E3, E4, E5, E6, E7,

=> Moteurs diesel pour les poids de classe lourde et
      bus / moteurs diesel à service sévère

 

¹ Filtre à particules diesel
² Catalyseur trois voies

 

ACEA / Moteurs à essence et diesel léger 2007:

A1/B1

Pour moteurs à essence et Diesel léger, huile avec une viscosité très basse afin d´obtenir des économies de carburant.
HTHS > 2.6 < 3.5 mPa•s; Autorisation spéciale requise des constructeurs.

A3/B3

Pour moteurs à essence et Diesel léger à rendement élevé, stabilité  au cisaillement. „STAY in GRADE“. Pour les intervalles de service prolongés selon les prescriptions du constructeur. HTHS > 3.5 mPa•s.

A3/B4

Pour moteurs à essence à rendement très élevé et des moteurs
Diesel avec injection directe. (injecteur- pompe, Common Rail). Stabilité au cisaillement „STAY in GRADE“. Couvre également les normes A3/B3. HTHS > 3.5 mPa•s.

A5/B5

Pour moteurs à essence et Diesel légers à rendement élevé, huile avec une viscosité très basse afin d’obtenir des économies de carburant. Stabilité au cisaillement „STAY in GRADE“. Pour des intervalles de service prolongés.
HTHS > 2.9 < 3.5 mPa•s. Autorisation spéciale requise des constructeurs.

ACEA / Huiles compatibles pour moteurs avec système  d’épuration des gaz d’échappement de véhicules de tourisme et utilitaires légers:

C1

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », spécialement conçue pour catalyseurs 3 voies et filtre à particules diesel dans des moteurs diesel et essence à hautes performances de véhicules de tourisme et véhicules utilitaires légers. Cette huile se caractérise par un très bas coefficient de frottement,  une très faible viscosité, de très faibles valeurs SAPS et un indice HTHS ≥ 2,9mPa.s.  Elle garantit la durée de vie des systèmes d’épuration des gaz d’échappement et permet de réduire la consommation de carburant. Autorisation spéciale du constructeur requise.

C2

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », spécialement conçue pour catalyseurs 3 voies et filtre à particules diesel pour moteurs diesel et essence à hautes performances de véhicules de tourisme et véhicules utilitaires légers. Cette huile se caractérise par un très bas coefficient de frottement,  une très faible viscosité, de faibles valeurs SAPS et un indice HTHS ≥2,9mPa.s. Elle garantit la durée de vie des systèmes d’épuration des gaz d’échappement et permet de réduire la consommation de carburant. Autorisation spéciale du constructeur requise.

C3

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », spécialement conçue pour catalyseurs 3 voies et filtre à particules diesel pour moteurs diesel et essence à hautes performances de véhicules de tourisme et véhicules utilitaires légers. Cette huile garantit la durée de vie des systèmes d’épuration des gaz d’échappement. HTHS >3,5 mpa.s. Autorisation spéciale du constructeur requise.

C4

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », spécialement conçue pour catalyseurs 3 voies et filtre à particules diesel pour moteurs diesel et essence à hautes performances de véhicules de tourisme et véhicules utilitaires légers. Cette huile garantit la durée de vie des systèmes d’épuration des gaz d’échappement.HTHS >3,5 mpa.s. Autorisation spéciale du constructeur requise.

ACEA / Moteurs diesel de classe lourde:

E1

N’est plus en vigueur depuis octobre 1999.

E2

Pour un usage standard dans des moteurs diesel non suralimentés et légèrement suralimentés. Conditions d’utilisation faciles à moyennement difficiles. Plus ou moins équivalente à MB 228.1, MAN M 271

E3

Les huiles moteur de cette catégorie permettent de contrôler efficacement les dépôts sur les pistons, l’usure des cylindres et l’accumulation de dépôts ainsi que la stabilité du lubrifiant. Ces huiles sont utilisées dans des moteurs diesel, qui sont conformes aux normes d’émission EURO 1 et EURO 2 et dans les conditions sévères. Elles conviennent également parfaitement pour des intervalles de vidange d’huile prolongés selon les spécifications du fabricant. Plus ou moins équivalente à MB 228.3, MAN 3275

E4

Huile moteur résistante au cisaillement pour moteurs diesel avec forte optimisation des gaz d’échappement conformes aux normes d’émission EURO de 1 à 4. « STAY in GRADE » dans les conditions les plus sévères. Pour des intervalles de vidange extrêmement longs selon le fabricant. Plus ou moins équivalente à MB 228.5, MAN 3277.

E5

Ces huiles moteur « STAY in GRADE » permettent de contrôler efficacement les dépôts sur les pistons et l’usure des cylindres. Comparativement aux ACEA E3, elles offrent en outre une protection accrue à l’usure et un contrôle optimisé des dépôts dans les turbocompresseurs et de l’accumulation de suies, ainsi qu’une stabilité plus élevée du lubrifiant. Ces huiles sont utilisées dans des moteurs diesel de classe lourde, conformes aux normes d’émission EURO 1, EURO 2 et EURO 3, dans les conditions sévères. Intervalles de vidange prolongés selon les spécifications du fabricant.

E6

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », qui garantit une réduction extrêmement efficace des dépôts sur les pistons, une protection élevée à l’usure, une réduction efficace de l’accumulation de suies ainsi que des propriétés lubrifiantes optimales. Ces huiles ont été conçues pour être utilisées dans des moteurs diesel de classe lourde à hautes performances, conformes aux normes d’émission EURO 1, EURO 2, EURO 3 ou EURO 4 dans les conditions les plus sévères. Intervalles de vidange extrêmement longs possibles selon les spécifications du fabricant. Ces huiles ont été conçues pour des moteurs avec EGR avec ou sans filtre à particules et système de réduction SCR NOx. La qualité E6 requiert des carburants contenant au max. 50 ppm de soufre. Autorisation spéciale du constructeur requise

E7

Huile moteur résistante au cisaillement « STAY in GRADE », qui permet de réduire les dépôts sur les pistons et empêche la dispersion de suie (bore polissage). Elle se distingue également par une protection élevée à l’usure, des dépôts réduits dans le turbocompresseur et la stabilité des propriétés lubrifiantes. Elles ont été conçues pour être utilisées dans des moteurs diesel de classe lourde à hautes performances, conformes aux normes d’émission EURO 1, EURO 2, EURO 3 ou EURO 4 dans les conditions les plus sévères. Intervalles de vidange extrêmement longs possibles selon les spécifications du fabricant. Ces huiles ont été conçues pour des moteurs avec EGR sans filtre à particules et système de réduction SCR NOx. Autorisation spéciale du constructeur requise

E9

Introduite courant 2008

Classification API pour moteurs essence:

Catégorie

État

Description 

SM

Actuelle

Pour moteurs à partir de 2005. Les huiles API SM se caractérisent par des propriétés antioxydantes améliorées, de réduction accrue des dépôts, une meilleure protection contre l’usure et une réduction de la consommation de carburant.

SL

Actuelle

Pour moteurs à partir de 2001.

SJ

Actuelle

Pour moteurs à partir de 1997.

SH

Dépassée

1994. Modification seulement pour les tests moteur.

SG

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1989.

SF

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1980.

SE

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1972.

SD

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1968.

SC

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1964.

SB

Dépassée

Exigences minimale en matière de protection contre l’usure.

SA

Dépassée

Aucune exigence de performances. Huiles minérales sans additifs.

Classifications API pour moteurs diesel:

CJ-4

Actuelle

Introduite en 2006. Huiles pour moteurs 4 temps à haut régime conformes aux normes d’émission de 2007. Les huiles CJ-4 ont été développées pour les moteurs avec système d’épuration des gaz d’échappement (DPF). Elles sont prévues pour l’utilisation avec des carburants diesel à teneur en S jusqu’à 0,05 %. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CF-4, CG-4, CH-4, Ci-4 et CI-4 Plus.

CI-4

Actuelle

Introduite en septembre 2002. Pour moteurs 4 temps à haut régime conformes aux normes d’émission introduites en 2002 et en vigueur depuis 2004. Les huiles CI-4 ont été conçues pour les moteurs avec recirculation des gaz d’échappement et prolongent la durée de vie. Elles sont prévues pour l’utilisation avec des carburants diesel à teneur en S jusqu’à 0,5 %. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CD, CE, CF-4, CG-4, CH-4.

CH-4

Actuelle

Introduite en décembre 1998. Pour moteurs 4 temps à haut régime conformes aux normes d’émission introduites en 1998. Elles sont prévues pour l’utilisation avec des carburants diesel à teneur en S jusqu’à 0,5 %. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CD, CE, CF-4 et CG-4.

CG-4

Actuelle

Introduite en 1995. Pour moteurs 4 temps à haut régime conformes aux normes d’émission introduites en 1994. Elles sont prévues pour l’utilisation avec des carburants diesel à teneur en S jusqu’à 0,5 %. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CD, CE et CF-4.

CF-4

Actuelle

Introduite en 1990. Pour moteurs à aspiration et turbomoteurs 4 temps à haut régime. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CD et CE.

CF-2

Actuelle

Introduite en 1994. Pour moteurs fortement sollicités 2 temps. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CDII.

CF

Actuelle

Introduite en 1994. Pour moteurs diesel tout-terrain, à injection indirecte et autres, y compris ceux utilisant un carburant à teneur en S supérieure à 0,5 %. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CD.

CE

Dépassée

Introduite en 1987. Pour moteurs à aspiration et turbomoteurs 4 temps à haut régime. Peuvent être utilisées au lieu des huiles CC et CD.

CD II

Dépassée

Introduite en 1987. Pour moteurs 2 temps.

CD

Dépassée

Introduite en 1955. Pour moteurs à aspiration et turbomoteurs.

CC

Dépassée

Pour moteurs à partir de 1966.

CB

Dépassée

Pour moteurs à charge moyenne construits entre 1949 et 1960.

CA

Dépassée

Pour moteurs à faible charge des années 1940 et 1950.

 

 

ADDITIFS

Substances solubles dans l’huile destinées à obtenir ou à optimiser certaines caractéristiques naturelles des huiles lubrifiantes. Par leurs propriétés chimiques ou physiques, elles influent par exemple sur le comportement de la viscosité en fonction de la température, le point d’éclair, la fluidité, la stabilité et l’oxydation, la formation de mousse, le pouvoir nettoyant, etc.

AGMA ET SPÉCIFICATIONS

American Gear Manufactures Association. Recommandations concernant les lubrifiants pour les boîtes de vitesses industrielles ouvertes et fermées. Elles sont subdivisées en neuf domaines de viscosité.

AMÉLIORANTS D’INDICE DE VISCOSITÉ

Additifs chimiques destinés à diminuer la chute de viscosité des huiles lorsque la température augmente. Ces additifs sont constitués par des polymères en solution dans des huiles minérales ou synthétiques.

ANTIOXYDANTS

Additifs chimiques retardant fortement le vieillissement des lubrifiants.

API

L’American Petroleum Institut a classifié les exigences de divers fabricants américains de moteurs en un système de classes de performances. On distingue ainsi les huiles pour boîtes de vitesses de voitures de tourisme, les huiles pour moteurs à combustion interne et celles pour moteurs diesel.

ARÉOMÈTRE

Instrument destiné à mesurer la densité des liquides. Il est constitué d’un bulbe de verre lesté, surmonté d’une tige graduée en valeur de densité. L’immersion plus ou moins profonde de l’aréomètre permet la lecture directe de la densité à une température donnée.

ARÉOMÈTRE

Instrument destiné à mesurer la densité des liquides. Il est constitué d’un bulbe de verre lesté, surmonté d’une tige graduée en valeur de densité. L’immersion plus ou moins profonde de l’aréomètre permet la lecture directe de la densité à une température donnée.

AROMATES

Famille d’hydrocarbures se présentant sous la forme d’un ou plusieurs cycles insaturés. Le plus

simple des hydrocarbures aromatiques est le benzène. Dans les lubrifiants, ils ont un mauvais comportement face au rapport viscosité ⁄ température et une mauvaise influence sur la résistance à l’oxydation. En raison de leurs effets cancérigènes, leur pourcentage est de plus en plus limité.

AROMATES

Famille d’hydrocarbures se présentant sous la forme d’un ou plusieurs cycles insaturés. Le plus simple des hydrocarbures aromatiques est le benzène. Dans les lubrifiants, ils ont un mauvais comportement face au rapport viscosité/température et une mauvaise influence sur la résistance à l’oxydation. En raison de leurs effets cancérigènes, leur pourcentage est de plus en plus limité.

ASPHALTE

Mélange se composant de bitume et de matériaux de construction minéraux (sable notamment).

Classification API des huiles pour moteurs diesel (classes «Commercial»)
La classification s’étend ici de CA à CG. Cette dernière est entrée en vigueur en juin 1994 et a remplacé la classification CF-4. Elle est prévue pour les moteurs de poids lourds soumis à fortes sollicitations. Cette classification tient compte des normes de gaz d’échappement valables dès 1994. Eu égard aux spécifications de SG⁄SH, CG doit également pouvoir être utilisée dans les voitures de tourisme à moteurs à essence et diesel.

ASPHALTE

Mélange se composant de bitume et de matériaux de construction minéraux (sable notamment).

ATF (Automatic Transmission Fluids)

Les ATF sont des lubrifiants spéciaux, soumis à des exigences particulières et élevées et destinées aux boîtes de vitesses automatiques. Ils doivent avoir un très bon comportement par températures élevées, une bonne stabilité au cisaillement, une grand stabilité face à l’oxydation et un comportement exceptionnel antimoussant. Les spécifications actuellement utilisées sont très complexes. Les principales sont: GM Dexron III, FORD Mercon, MB 236.8, etc.

b

BACTÉRIES

Micro-organismes du règne animal se développant dans les milieux aqueux (les fluides de coupe par exemple). Comme les bactéries peuvent dégrader les molécules des substances organiques pour en retirer des éléments nutritifs dont elles ont besoin, il convient de les éviter. Pour ce faire, la machine doit être toujours extrêmement propre. On reconnaît la présence de bactéries par des odeurs désagréables, de la corrosion aux outils et aux machines, une dégradation du pH, etc. Les lubrifiants-refroidissants se mêlant facilement à l’eau contiennent des bactéricides, notamment pour que les émulsions ne soient pas détruites.

BARREL («fût» en anglais)

Le barrel est une mesure internationale utilisée dans la branche des huiles minérales depuis le

début, lorsque le pétrole était encore récolté en fûts. Le barrel correspond à 42 gallons US, soit 159 litres. Cette unité est toujours utilisée dans la branche du pétrole.

BATCH-BLENDING

C’est le mélange et l’additivité d’huile minérale et d’huile de synthèse dans des cuves de mélange chauffables et au moyen d’agitateurs (mélangeurs MOTOREX: de 0,3 à 20 m3). La température doit être réglée de manière à ce que tous les produits à mélanger soient solubles entre eux de manière homogène et qu’aucune réaction indésirable ne se produise entre certains des produits.

BENTONITE

Argile smectique de la famille des montmorillonites utilisée comme épaississeur pour la fabrication de graisses résistant à la température et présentant de bonnes caractéristiques de résistance au froid. La bentonite est en outre employée dans le raffinage du pétrole, la préparation de couleurs et vernis et, mélangée à l’eau, comme fluide dans les forages.

BENZÈNE (appelé autrefois benzine)

Hydrocarbure découvert en 1826 par Faradet, le benzène est un hydrocarbure du pétrole se situant dans les domaines d’ébullition allant d’environ 25°C à environ 215°C. Il se subdivise en:


A. Essence de distillation directe (naphte)
Produit de base pour la pétrochimie et les produits intermédiaires tel l’éthylène, le propylène, etc.

B. Benzène (ou essence) 
spécial et de test Utilisé dans diverses applications tels nettoyants, diluants, essence pour préparations chimique et à buts analytiques, etc.

C. Essence pour moteurs (appelée aussi «benzine» en Suisse romande par déviation de l’allemand «Benzin»)
Carburants pour moteurs Otto produits selon des techniques spéciales de raffinage. Il s’agit de mélanges d’hydrocarbures en chaînes ou annulaires. Leurs diverses qualités (normale sans plomb, super plus sans plomb, super avec plomb) sont bien connues de tous les automobilistes.

D. Les carburants pour turbines
Ils sont destinés aux moteurs à réaction tels qu’utilisés dans l’aviation (tuyères, turbines); voir aussi kérosène.

E. Essence pour avions
Elle est destinée aux avions équipés de moteurs à pistons (aviation sportive) mais peut également améliorer le rendement de certains moteurs de voitures ou motos de course.

BENZOL

Hydrocarbure monocyclique de formule C6H6. C’est une fraction de la distillation des goudrons de houille qui est constituée en majeure partie d’un mélange de benzène, de toluène et de

xylène et qui peut également être produit par craquage (voir Craquage).

BIOCIDE

Terme générique appliqué à des substances chimiques destinées à lutter contre la prolifération des micro-organismes dans les fluides de coupe. On distingue deux grandes familles de biocides:

– les bactéricides, (voir Bactéries)

– les fongicides pour lutter contre la prolifération des levures et des champignons.

BIODÉGRADABILITÉ

Un produit est dit «biodégradable» lorsqu’il peut être éliminé par les bactéries. Cette propriété est particulièrement utilisée pour les fluides de coupe aqueux ou les huiles hydrauliques pour machines de chantier. La biodégradabilité s’évalue par la détermination de la DBO (Demande Biochimique en Oxygène).

BIOSTABLE

Etat d’un fluide de coupe aqueux contenant des substances biostatiques permettant de prolonger leur durée de vie par un ralentissement de la prolifération bactérienne.

BIOSTATIQUE

Etat d’un fluide de coupe aqueux contenant des substances biostatiques permettant de prolonger leur durée de vie par un ralentissement de la prolifération bactérienne.

BIOSTATIQUE

Se dit de substances résistant à la dégradation par les bactéries ou les fongis. Ces substances sont utilisées dans certains fluides de coupe pour limiter la prolifération bactérienne.

BISULFURE DE MOLYBDÈNE (MoS2)

Lubrifiant solide se présentant sous la forme d’une fine poudre gris foncé. Il est utilisé comme additif dans certaines huiles et graisses pour en renforcer les propriétés de friction. Le bisulfure de molybdène permet de lubrifier jusqu’à une température de 400°C environ. En effet, au delà de 450°C, il commence à se décomposer.

BITUME

Résidu de distillation du pétrole (distillation à vide). Il s’agit de mélanges d’hydrocarbures lourds, masse amorphe noire semi-solide, fusible. Le bitume est utilisé dans certains lubrifiants

économiques pour câbles ou engrenages, mais aussi dans l’asphalte, comme isolant, etc.

BOUE FROIDE

Se forme dans le carter et les cache-soupapes des moteurs travaillant sous faible charge et par temps froid (basses températures de service).

 

La boue froide se compose de produits de combus-tion et d’eau de condensation. Elle peut causer une usure prématurée et même entraîner des dommages aux moteurs.

 

Les huiles-moteurs MOTOREX contiennent des additifs qui évitent la formation de boue froide.

BRIGHT-STOCK (HUILE LUBRIFIANTE DE BASE À HAUTE VISCOSITÉ)

Le bright-stock est tiré de la paraffine brute non déshuilée et des résidus de la distillation à vide; ses caractéristiques sont les suivantes: bon lubri-fiant, composant de mélange pour lubrifiants, et bonne viscosité. Il s’agit d’une huile de base visqueuse.

BUTANE

Hydrocarbure sous forme de gaz à température normale, de composition C4H10. Aisément liquéfiable à la température ordinaire sous légère surpression, le butane est utilisé comme combustible domestique (gaz butane).

c

CALAMINE

Résidus solides de charbon se fixant sur les pis-tons et les encoches de segments des moteurs à combustion interne, compresseurs, machines à vapeur et cylindres de locomotives. Ils apparaissent lors du vieillissement des huiles circulantes, par mélange d’impuretés à l’huile ainsi que sous charge thermique.

CARBURANT

Matière gazeuse ou liquide utilisée pour l’entraînement des machines à combustion interne. On distingue entre les carburants suivants: gaz raffiné, gaz de cokerie, gaz de curage, gaz naturel,

gaz propulseur, gaz de gazogène, essence pour moteurs, carburant pour tracteurs, carburant diesel, carburant d’aviation, etc.

CATALYSEUR

a) Matières qui, par la présence de réactions chimiques, agissent sur d’autres substances sans se modifier elles-mêmes. L’industrie des huiles minérales fait principalement appel aux catalyseurs solides tels le cobalt, le molybdène, le platine, le nickel, le baryum qui sont très souvent plaqués sur d’autres supports catalytiques.

 

b) Les catalyseurs pour voitures de tourisme à moteur Otto (il existe des catalyseurs à 1, 2 ou 3 voies) sont intégrés au système d’échappement. Reliés à une sonde lambda et à un système de commande, la plupart du temps électronique, ils ont pour objet de restreindre les émanations nocives de gaz d’échappement en fonction des conditions de fonctionnement. Ils transforment surtout les hydrocarbures CH, les oxydes d’azote NOx et les monoxydes de carbone CO en vapeur d’eau H2O, gaz carbonique CO2 et azote N.

CAVITATION

La formation de volumes creux intervient lorsque le flux ou les oscillations d’un fluide font descendre la sous-pression au sein d’un élément déterminé au-dessous de la pression de vapeur du fluide impliqué. Celui-ci se vaporise alors et, lorsque la sous-pression se réduit, les petites bulles microscopiques qui se sont formées se liquéfient brusquement (implosent) en entraînant la des-truction de métaux, soit de paliers, d’éléments de pompes, d’engrenages, etc.

CCMC

Comité des Constructeurs automobiles du Marché Commun. Le CCMC n’existe plus sous cette forme (voir ACEA), mais les spécifications qu’il a homologuées restent toujours en vigueur.

CENDRES

Résidus minéraux résultant de la combustion de lubrifiants et se présentant sous forme d’oxydes (cendres oxydées) ou sulfates (cendres sulfatées après apport d’acide sulfurique).

CENTIPOSE (CP)

Unité de mesure de la viscosité dynamique des fluides, à basse température. Correspond à un

millipascal/s (1 mPa • s)

CENTISTOKE (CST)

Unité de mesure de la viscosité cinématique des fluides. Un centistoke est égal à 1 mm2/s. La viscosité cinématique est égale à la viscosité dynamique divisée par le poids spécifique du fluide.

CÉRÉSINE

Cires microcristallines, de consistance souple, plastique, solide ou dure, de couleur allant du blanc au jaune, pouvant plus ou moins remplacer les paraffines normales selon l’utilisation.

CLASSES DE DANGER

Classification des liquides inflammables selon les groupes ci-dessous.

Groupe A:
Fluides dont le point de flamme est inférieur à 100 °C et ne présentant pas les caractéristiques du groupe B en fonction de leur solubilité dans l’eau.

Groupe B:
Liquides dont le point de flamme est inférieur à 21 °C et qui se dissolvent dans l’eau, à 15 °C et dans n’importe quelle proportion, ou dont les éléments fluides inflammables se dissolvent dans l’eau à 15 °C dans une quelconque proportion.
Observer les prescriptions concernant les liquides inflammables en matière de stockage, de transport, marquage, etc.

CLASSES DE DANGER POUR L’EAU (CLDE)

La commission pour l’évaluation des matériaux dangereux pour l’eau a établi le catalogue des matières considérées comme telles. Elles sont réparties dans 4 classes de danger pour l’eau.

Un procédé mathématique déterminé permet d’obtenir une valeur calculée que l’on présente alors comme coefficient de danger pour l’eau. (CoDE)

Classifications

CoDE CIDE Définition
0 - 1.9 0 matériaux généralement pas dangereux pour l'eau
2.0 - 3.9 1 matériaux légèrement dangereux pour l'eau
4.0 - 5.9 2 matériaux dangereux pour l'eau

3 matériaux très dangereux pour l'eau

 

Une nouvelle répartition de tous les carburants, comburants et lubrifiants dans les classes de danger pour l’eau est actuellement en cours.

Classes de viscosité
La classification a pour but de classer les huiles ou les graisses en fonction de leur
viscosité à une température de référence donnée. Elle ne fournit aucune autre indication sur les autres caractéristiques de l’huile. On distingue actuellement entre les trois classes ci-dessous.

Classe ISO-VG
(International Standard Organisation Viscosity Grade) L’ISO a établi une classification des huiles industrielles selon leur viscosité.

 

Classe ISO Viscosité en cSt à 40 °C
  minimum nominale maximum
2 1.98 2.2 2.42
3 2.88 3.2 3.52
5 4.14 4.6 5.06
7 6.12 6.8 7.48
10 9 10 11
15 13.4 15 16.5
22 19.8 22 24.2
32 28.8 32 35.2
46 41.5 46 50.6
68 61.2 68 74.8
100 90 100 110
150 135 150 165
220 198 220 242
320 288 320 352
460 414 460 506
680 612 680 748
1000 900 1000 1100
1500 1350 1500 1650

 

Classes NLGI
(National Lubricating Grease Institute – USA) Le NLGI a classé les graisses d’après leur consistance mesurée par la pénétration d’un cône calibré et de dimensions définies dans la graisse à 25 °C. (Voir aussi «consistance»). Les grades sont:

Grade NLGI Pénétration
= Conistance (à25 °C)
0 445 - 475
0 400 - 430
0 355 - 385
1 310 - 340
2 265 - 295
3 220 - 250
4 175 - 205
5 130 - 160
6 85 - 115


Cokéfier, transformer en coke

Des résidus plus lourds que l’huile de chauffage lourde surgissent lors de la distillation à vide ou dans diverses installations de craquage. Des matières indésirables comme des combinaisons métalliques ou azoteuses, soufre, etc., sont éliminées par un traitement préliminaire dans le «coker» avent d’autres traitements catalytiques. On produit principalement, par trois procédés différents, du «coke de pétrole».

Classes SAE
(Society of Automotiv Engineers) Classe de viscosité d’huiles moteurs ou d’huiles pour engrenage d’automobiles. La classification SAE des huiles moteurs est:

Grade

 
Température limite de pompabilité Viscosité à base température (cP maxi) Viscosité à 100 °C (cSt)
 
0W -35°C -30 °C:3250 3.8 mini
5W -30 °C -25 °C:3500 3.8 mini
10W -25 °C -20 °C:3500 4.1 mini
15W -20 °C -15 °C:3500 5.6 mini
20W -15 °C -10 °C:4500 5.6 mini
25W -10 °C -5 °C: 6000 9.3 mini
20 -- -- 5.6 à 9.3
30 -- -- 9.3 à 12.5
40 -- -- 12.5 à 16.3
50 -- -- 16.3 à 21.9

 

 

 

COLLOÏDE

Très petite particule ayant l’apparence de la colle et très finement répartie dans une autre matière (solution savonneuse, émulsion oléagineuse, suspension), etc.

 

Combinaisons ou liants insaturés

Hydrocarbures à liaisons doubles insaturées (liaisons triples) des atomes de carbone; ces liaisons sont très réactives.

COMPORTEMENT AU FROID

Comportement des produits à base d’huile minérale. Voir point de trouble, point de floculation et point d’écoulement.

COMPORTEMENT VISCOSITÉ-TEMPÉRATURE (VT)

Le comportement viscosité-température d’un fluide est la dépendance des modifications de sa viscosité en fonction de la modification de la température – voir index de viscosité.

CONSISTANCE

Taux de déformabilité des lubrifiants; la consistance d’une graisse est exprimée par un nombre égal à la pénétration, en 10e de millimètre, d’un cône normalisé dans des conditions de temps et de température définies. Les graisses sont classées selon leur consistance suivant leur grade NLGI.

CONTAMINATION BACTÉRIENNE

Les refroidissants-lubrifiants mélangés à l’eau représentent un bon milieu de culture pour les bactéries (aérobies, anaérobies). Les refroidissants-lubrifiants se mêlant facilement à l’eau contiennent des bactéricides afin d’éviter la contamination. Ainsi, l’émulsion n’est pas détruite. Parallèlement, ces refroidissants-lubrifiants sont utilisés dans des machines dans lesquelles la plus grande propreté est exigée. On reconnaît la contamination bactérienne par l’odeur, la corrosion des outils et des machines, la dégradation de la valeur du pH, etc.

d

DÉBUT DU POINT DE TROUBLE BPA

Début de l’élimination de la paraffine dans des conditions d’analyse fixées pour les carburants diesel, indiquée en degrés C.

DÉGORGEMENT

L’huile lubrifiante contenue dans une graisse se sépare par la structure saponacée. Ce

dégorgement de la graisse à l’emplacement à lubrifier peut signifier que la graisse n’est plus suffisamment stable au foulage et/ou ne résiste plus à la température.

DEGRÉ DE DISPERSION

Le degré de dispersion est la finesse de dimension des particules dans une dispersion (p. ex. en suspension). Plus la taille des particules est petite dans une dispersion, plus elle a l’air transparente. La dimension des particules dans les émulsions/suspensions de refroidissants-lubrifiants se situe, selon leur genre, entre 0,1 et 10 µ.

DEGRÉ ENGLER (E)

Unité de mesure conventionnelle de la viscosité; on mesure le temps que met une huile à s’écouler d’un fût déterminé. Le rapport du temps relatif d’écoulement de l’huile comparativement à celui de l’eau à 20°C représente le degré Engler.

DÉPÔTS

Particules de calamine ou de souillures produites par le vieillissement de l’huile, l’usure mécanique, les résidus de combustion ou la charge thermique élevée. Les dépôts apparaissent dans les chambres de combustion, les filtres, les carters d’huile et sur les pièces à forte charge thermique.

DÉSÉMULSIFIANTS

Liaisons anioniques comme les sels alcalins ou alcalino-terreux. On ajoute des désémulsifiants afin d’empêcher la formation d’émulsion eau-huile souvent très stable par l’introduction d’eau dans certaines huiles de lubrification.

DÉTERGENTS ET DISPERSANTS

Succinimides, sulfones métalliques neutres, phosphates, détergents polymères etc. – ces additifs ont pour tâche, dans l’huile-moteur, d’éviter les résidus de combustion non solubles dans l’huile (suie, coke, etc.), d’empêcher les produits d’oxydation contenant des résines ou de l’asphalte de s’agglomérer et de les maintenir en suspension afin d’éliminer les dépôts de boues et les épaississements d’huile.

DILUTION DE L’HUILE DE GRAISSAGE

Apparaît dans les moteurs Otto lorsque, le moteur étant froid, le carburant se condense dans le cylindre et parvient dans l’huile de graissage par le pompage du segment. La dilution de l’huile de graissage dans l’huile-moteur par le carburant fait baisser la viscosité et menace ainsi la lubrification.

DIN (Normes industrielles allemandes)

Normes du «Deutsches Institut für Normung», institut allemand de normalisation, appliquées aux produits minéraux et concernant les caractéristiques, les exigences et les méthodes de test pour les fabricants, utilisateurs et consommateurs.

Distillation
Lors de la distillation des huiles brutes et des produits préliminaires d'huiles minérales, les mélanges d'hydrocarbures sont répartis en divers domaines d'ébullition (fraction) dans des tours de fractionnement après évaporations, sous condensation successive correspondant à une séparation physique. On distingue deux modes de distillation.

1. La distillation atmosphérique
Le pétrole brut chauffé à un maximum de 360°C est conduit dans la tour de fractionnement. Les gaz d'hydrocarbures s'échappant par le heut se condensent alors dans de nombreux plateaux à calotte superposés. Plusieurs plateaux à calotte, dénommés fractions (domaines d'ébullition) sont alors retirés ensemble. Les produits de la distillation atmospérique sont des essences légères et lourdes, du pétrole, du gasoil ainsi qu'un résidu.

2. La distillation sous vide
Les résidus de distillation atmosphérique sont alors chauffés eux aussi à quelque 360°C et conduits dans une tour de fractionnement sous code. Les produits en découlant sont diverses fractions de lubrifiants par distillation cvomme les huiles à broches, les huiles à vérins, le résidus de vide pour la fabrication de brightstock, bitume, huile de chauffa lourde, etc.

DOT Department of Transport

Le département américain des transports établit les directives régissant les liquides de freins ou d'embrayage DOT 3, 4, 5.

e

ÉMANATIONS

Matières nocives rejetées dans l'atmosphère par les cheminées, systèmes d'échappement, etc., et entraînant la pollution de l'atmosphère.

ÉMULGATEURS (ÉMULSIFIANTS/ÉMULSIONNANTS)

Un émulgateur est une substance tensioactive permettant de disperser, dans un liquide, un liquide ou un solide. Suivant la polarité et la zone de pH dans laquelle ils exercent leur action, on distingue 4 types d'émulgateurs: les émulgateurs anioniques, les émulgateurs nonionique, les émulgateurs cationiques et les émulgateurs amphotères. Les plus utilisés dans la coupe des métaux sont les anioniques et les non-ioniques.

ÉMULSIONS

Mélanges de deux corps non solubles à la base. Par exemple mélange de l'huile minérale avec de l'eau sous l'effet d'émulgateurs. On distingue 2 émulsions: l'émulsion huile-eau, notamment utilisée pour la coupe des métaux, et l'émulsion eau-huile.

ENGLER (E)

Mesure conventionnelle visant à déterminer la viscosité. On mesure le temps de passage d'une huile provenant d'un récipient déterminé. Le temps relatif d'écoulement de l'huile par rapport à de l'eau à 20°C donne le degré Engler.

ÉPAISSISSANTS

Composés chimiques organiques ou inorganiques dont la fonction est d'épaissir les huiles dans la fabrication des graisses. Les plus utilisés sont les savons de métaux alcalins ou alcalino-terreux. Les épaississants déterminent les principales propriétés physiques des graisses. La consistance est influencée par la quantité d'épaississant, la résistance au travail mécanique par la structure et la dimension des cristaux.

ESSENCES

Il s’agit des hydrocarbures contenus dans le pétrole situés dans un domaine d’ébullition

allant d’environ 25°C à environ 215°C.Les essences se répartissent en:

a. Essences brutes (naphte)
Produits de base pour la pétrochimie et produits intermédiaires tels les éthyles, propyles, etc.

b. Essences spéciales et de test 
Prévues pour diverses applications comme nettoyants, diluants, essences pour préparations chimiques et analyses, etc.

c. Essences pour moteurs
Carburants auto produits selon des techniques spéciales de raffinage (mélange d’hydrocarbures en chaînes et en anneaux) dans les qualités connues aux stations-service.

d. Carburant pour turbines aéronautiques
 Egalement appelé kérosène et destiné à faire fonctionner turbines et réacteurs.

e. Essence d’aviation
Destinée aux avions dotés de moteurs à pistons (aviation sportive).

ESTER

Liaison entre les acides et les alcools par élimination d’eau (condensation aldolique ou oxosynthèse). Les esters des alcools supérieurs à acides gras bivalents forment la base des

lubrifiants synthétiques qui, selon leur genre, présentent des avantages certains par rapport aux lubrifiants minéraux.

EXTRÊME PRESSION (EP)

Additifs haute pression Phosphates organiques, combinaisons de chlore, de soufre et d’azote, etc., augmentant la résistance à la haute pression et abaissant l’usure. Les huiles pour boîtes de vitesses, moteurs, huiles hydrauliques et de coupe sont dotées d’additifs EP. Ceux-ci réduisent l’usure et améliorent le glissement entre les surfaces métalliques en frottement.

f

FORMATION DE BOUE

Elle provient du vieillissement des huiles minérales. L’influence de l’air et de l’eau peut entraîner, dans les produits à base d’huile minérale, des matières d’oxydation et conduire à la polyméri-sation. Dans les cas graves, ces produits d’oxydation ne se dispersent plus dans l’huile mais forment de la boue. Dans certaines conditions précises, une boue noire peut survenir dans les moteurs modernes à carburation maigre. Les facteurs d’influence peuvent être le type du mo-teur, les conditions d’utilisation, la qualité du carburant, l’intervalle entre les

vidanges, l’huile utilisée, etc.

FRACTIONS

Mélanges d’hydrocarbures de différents points d’ébullition lors de la distillation atmosphérique et sous vide d’huile minérale.

FRACTIONS DU NOYAU

Ce sont des fractions de points d’ébullition de valeurs proches lors de la distillation sous vide de lubrifiants auxquels sont posées certaines exigences de qualité des huiles de base – comme les lubrifiants pour compresseurs.

FROTTEMENT

Force qui agit entre deux corps en contact et animés d’un mouvement. En lubrification, on distingue trois types de frottements:

a) les frottements secs – le contact ne se fait pas par l’intermédiaire du film de lubrifiant. Il y a contact métal/métal ou par l’intermédiaire d’un lubrifiant sec
b) les frottements mixtes – le contact des
pièces se fait par l’intermédiaire d’un film lubrifiant, mais un contact métal/métal occasionnel peut se produire
c) les frottements hydrodynamiques – le contact des pièces se fait par l’intermédiaire d’un film continu d’un lubrifiant fluide
d) les frottements limités (limited slip, LS) – les agents LS sont utilisés notamment dans les huiles pour boîtes de vitesses hypoïdes pour différentiels, les ATF et les huiles pour glissières.

FROTTEMENT VISQUEUX OU FROTTEMENT DU LIQUIDE

Les surfaces en contact sont totalement séparées par un film lubrifiant si bien qu’elles ne se touchent jamais directement. Il n’y a dès lors plus d’usure. La viscosité, la température, le gradient de cisaillement et la résistance à la pression du lubrifiant déterminent ce genre de frottement.

g

Gallon

Mesure de capacité; le gallon anglais équivaut à 4,54 litres, le gallon américain à 3,79 litres.

GAZ NATUREL

Est présent dans le pétrole ainsi que dans divers gisements souterrains de gaz naturel; leur principal composant est le méthane.

GLYCOLS

Alcools bivalents tel l’éthylène-glycol, utilisé comme antigel pour le liquide de refroidissement, ou certains polyglycols pour la lubrification des moteurs d’aviation.

l

LUBRIFIANTS HAUTE ET EXTRÊME PRESSION

Huiles et graisses lubrifiantes avec additifs haute pression (Extreme Pressure EP) qui, en cas de friction sèche, empêchent l’usure excessive et le grippage. Les agents actifs sont constitués d’additifs polaires, de composés au chlore, au soufre, au phosphore etc. sous une forme légèrement dissoute. La friction génère notamment des couches de sels métalliques qui empêchent le frottement direct métal sur métal. Les additifs EP, à savoir les dithiophos-phates dialcoïlzinc, les phosphates organiques, les combinaisons au chlore, au soufre et à l’azote (paraffines dures chlorées, savons plombeux et naphténates) etc., ajoutés aux huiles de boîtes, aux huiles-moteur, aux huiles hydrauliques, aux huiles pour l’usinage des métaux etc., servent à augmenter la capacité de charge et à diminuer l’usure en zone de friction mixte. Leur action repose sur la formation de couches superficielles (couches métalliques) qui empêchent autant que possible les pointes de rugosité de se souder en zone de friction mixte et permet d’obtenir que les surfaces des métaux en contact glissent les unes sur les autres sans usure. Avec de tels produits, on cherche par ailleurs à minimiser la friction.

LUBRIFIANTS POUR CÂBLES ÉLECTRIQUES

Huiles minérales à haute viscosité pour l’imprégnation des isolements au papier des câbles haute tension, en mélange partiel avec des cires, des bitumes, des résines et des poix

(pâtes de remplissage). Pour remplir les câbles à huile, on utilise des huiles d’isolation de qualité supérieure à faible viscosité.

LUBRIFIANTS RÉFRIGÉRANTS

Lubrifiants servant à refroidir et à lubrifier lors des opérations de séparation et partiellement de transformation des matériaux; huiles de coupe, fluides d’usinage des métaux, agents lubrifiants et réfrigérants miscibles et mélangés à l’eau, émulsions aqueuses et huileuses etc. Soumis au contrôle des propriétés anticorrosion, de la constance à l’émulsionnabilité et à la détermination de la proportion séparable à l’acide et de la valeur du pH.

LUBRIFIANTS SOLIDES

Produits pour la plupart utilisés et nécessités uniquement afin d’assurer la lubrification en conditions extrêmes (p.ex. frottement mixte). Les plus connus sont le graphite, le bisulfure de molybdène, différentes matières synthétiques (p.ex. polytétrafluoréthylène, dont le téflon), les sulfites de métaux lourds etc. L’utilisation se fait directement sous forme pulvérulente, en suspensions, pâtes, pellicules métalliques, laques et plastiques.

LUBRIFIANTS SYNTHÉTIQUES

Ils ont été développés pour des applications techniques particulières et des exigences spécifiques. A quelques rares exceptions près, on ne les utilise que dans des buts très précis, notamment là où sont demandées leurs propriétés de résistance au feu, de stabilité aux températures élevées, de bon comportement aux basses températures, de résistance aux radiations radioactives, de faibles pertes par évaporation, de résistance à l’oxydation (charges de graissage à vie), de stabilité aux hautes pressions, de comportement viscosité-température etc. La capacité de réaction des additifs dans les différents lubrifiants synthétiques étant très diverse, elle a donné lieu au développement de nouvelles combinaisons d’additifs qui ne sont en partie utilisables qu’avec des lubrifiants synthétiques bien définis. Au nombre des lubrifiants synthétiques, il convient de citer, dans les grandes lignes, les esters, glycols, polyglycols, polyoléfines, silicones etc.

LUBRIFICATION HYDRODYNAMIQUE

On peut parler de lubrification ou de graissage hydrodynamique lorsque deux corps glissant l’un sur l’autre sont complètement séparés par un film lubrifiant mince.

LUBRIFICATION PARTIELLE OU LIMITE

Il s’agit dans ce cas de deux surfaces glissant l’une sur l’autre qui, malgré la présence d’un film lubrifiant, se touchent par endroits.

m

MÉLANGE (BLENDING)

Mélange de produits à base d’huiles minérales et d’additifs. L’opération de «batch blending» se pratique en réservoir ou cuve puis en continu, lors de la séquence dite «line blending», respectivement dans des mélangeuses automatiques et en ajoutant les additifs en fin de chaîne au moment du remplissage.

MÉTHANE – CH4

1re molécule de la famille des hydrocarbures paraffiniques (alcanes); élément principal du gaz naturel. Egalement présent dans le gaz de raffinerie et de cockerie etc.

MODIFICATEURS DE FRICTION

Entrent dans ce groupe les acides gras, les dérivés d’acides gras, les amines organiques, les phosphates d’amines, les additifs EP doux etc. Les modificateurs de friction ont pour rôle d’abaisser les pertes par friction ou d’instaurer pour les lubrifiants un comportement défini par rapport à la friction. Leurs différents domaines d’application en zone de frottement mixte sont d’éviter les oscillations de friction (p.ex. glissières de guidage), les phénomènes de type «stick-slip» (glissement tour-à-tour), les bruits grinçants dans les boîtes automatiques, les anneaux synchroniseurs et les différentiels autobloquants; emploi également pour les huiles-moteur basse consommation de carburant (FEO) et pour contrôler le coefficient de friction des huiles de boîtes hydrauliques avec freins et embrayages humides etc.

n

NAPHTE

Le naphte désigne une essence de distillation directe avec point d’ébullition de 30°C à 150°C. La qualité peut se révéler très variable en fonction de la provenance du pétrole.

NAPHTÈNE

Hydrocarbures cycliques saturés, connus également sous l’appellation de cycloparaffine ou cycloalcane, formés en général de 5 ou 6 atomes de carbone dans la chaîne (plus rarement 7 ou 8).

NLGI

National Lubricating Grease Institute qui répartit les graisses lubrifiantes en différentes classes de consistance (classes de pénétration).

o

OLÉFINES (ALCÈNES)

Hydrocarbures éthyléniques non saturés (alcènes n ou isoalcènes) possédant une ou plusieurs doubles liaisons carbone-carbone (alcadiènes, ou simplement diènes, triènes etc.). Ils sont issus des processus de craquage du pétrole et out, de par les doubles liaisons, une légère

tendance à l’oxydation et à la polymérisation (formation de résine et de résidus). On les repère par leur nom comportant le suffixe «ène», p.ex. l’éthylène (ou éthène), le propène, le butène etc. par analogie avec les alcanes se terminant en «ane» beaucoup moins réactifs chimi-quement (dont l’éthane, le propane, le butane). Le terme d’oléfines donné aux alcènes provient du langage en usage dans la pétrochimie.

OLÉINE

Ester de l’acide oléique, substance active utilisée pour différentes applications de lubrification afin d’améliorer l’adhérence, notamment des huiles pour l’usinage des métaux.

OLÉORÉSINES

Liaisons organiques d’oxygène et/ou de soufre présentes à l’état dissous dans les produits pétroliers; très fortement colorantes, elles peuvent être absorbées à l’aide de Silicagel ou d’argile décolorante.

OPEC/OPEP

Organisation of the Petroleum Exporting Countries/Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole.

OXYDATION

L’oxydation est un processus de combustion donnant lieu à un dépôt d’oxygène sur certains éléments ou molécules. Avec les hydrocarbures, elle a pour effet un épaississement, la formation d’une sorte de vernis, de polymères, de radicaux corrodants etc.

p

PÉNÉTRATION

Caractéristique permettant de mesurer la consistance (déformabilité) d’une substance. Pour les lubrifiants, il s’agit de la distance que parcourt un cône de dimension déterminée pour pénétrer verticalement dans l’échantillon testé sous des conditions prescrites. Pour les bitumes, on utilise une aiguille au lieu d’un cône.

PÉNÉTRATION TRAVAILLÉE

La pénétration travaillée sert à caractériser la consistance d’une graisse lubrifiante et permet une évaluation de sa capacité d’utilisation à des fins déterminées. La pénétration travaillée consiste, avant de procéder à une mesure, à malaxer l’échantillon dans une pétrisseuse

à graisse à raison de 60 doubles courses durant une minute à 25°C.

PÉNÉTROMÈTRE

Appareil servant à définir la pénétration.

PEROXYDES

Liaisons chimiques organiques et inorganiques indésirables favorisant la formation des résines par oxydation et polymérisation.

PERTE PAR ÉVAPORATION

Phénomène intervenant aux températures élevées (jusqu’à 350°C) au cours duquel une huile s’évapore; la perte en question joue un rôle certain dans le cadre de la lubrification du moteur et des cylindres. Lorsque les températures augmentent, une perte par évaporation élevée est susceptible d’entraîner une consommation accrue d’huile et la modification des propriétés de l’huile.

PÉTROLE

Fraction d’hydrocarbure provenant du pétrole brut dont le point d’ébullition se situe entre 130° et 280°C. Catégorie de danger A II ou A III selon la fraction. Domaines d’utilisation: pétrole lampant, pétrole raffiné d’éclairage ou pétrole solvant (également appelé kérosène).

PÉTROLE BRUT

Mélange d’hydrocarbures gazeux, liquides et solides, extraits du sous-sol de certaines régions du monde, provenant de la décomposition de matières organiques animales et végétales sous certaines conditions de température et de pression ainsi que de mécanismes d’action cataly-tique. Le pétrole brut ne présente que de faibles proportions d’oxygène, de soufre, d’azote et de métaux; une distinction est faite entre les pétroles à base de paraffine, à base de naphte ou à base composée. Les lubrifiants issus du pétrole brut par distillation et procédés de raffinage sont appelés huiles minérales contrairement aux huiles animales et végétales.

PÉTROLE LÉGER (OU HUILE LÉGÈRE BRUTE)

Désignation douanière des huiles minérales à faible point d’inflammation (pétrole, essence, white-spirit). Classifie également les huiles bitumineuses (créosote) d’un poids spécifique d’env. 0,930 kg/l.

PÉTROLE RECTIFIÉ

Détergent utilisé pour le nettoyage des machines.

PIPELINES OU OLÉODUCS

Canalisations pour le transport à longues distances de gaz (gazoduc), de pétrole brut (oléoduc) et d’autres solides liquéfiés.

PITTING (FORMATION DE PIQÛRES)

Apparitions en forme de légers creux sur les surfaces dentées provenant de la fatigue du matériel. De minuscules fissures se forment dans la zone cycloïde qui se développeront progressivement en petites cavités ou trous en surface.

PLAN DE GRAISSAGE

Programme de lubrification propre à l’entreprise, établi pour l’entretien d’un parc de machines avec instructions de maintenance, désignation des points de graissage, des sortes de lubrifiants à utiliser, des dosages et des intervalles entre les interventions etc. pour chaque type de machine et d’installation.

PLANCTON

Du grec «qui erre». Ensemble des micro-organismes du règne animal et végétal en suspension libre dans l’eau, formant l’essentiel du limon organique appelé à constituer ultérieurement les gisements pétrolifères.

POINT D’ÉCLAIR (OU POINT D’INFLAMMATION SPONTANÉE)

Température à laquelle une matière inflammable s’enflamme sans intervention tierce en présence de certaines conditions (température, pression etc.) et en fonction de la teneur en oxygène de l’air ambiant.

POINT D’INFLAMMATION

Température la plus basse, par rapport à une pression déterminée, à laquelle les vapeurs d’un liquide chauffé uniformément à une température plus élevée s’enflamment en présence d’une flamme et brûlent pendant au moins cinq secondes.

POINT DE CONGÉLATION

Température à laquelle une huile, en train de refroidir sous certaines conditions, cesse précisément de couler. Le point de congélation n’a qu’une portée relative pour tirer des conclusions quant au comportement à froid d’une huile sur une machine déterminée.

POINT DE FLOCULATION

Température en °C concernant les huiles destinées à des machines frigorifiques à laquelle les premières précipitations commencent à être visibles dans la lumière transmise sous forme de trouble laiteux ou de flocons, lors de la réfrigération d’un mélange homogène d’huile pour machine frigorifique et de réfrigérant en proportion de 10:90 (rapport de masses).

POINT DE GOUTTE

Température à laquelle un échantillon échauffé sous certaines conditions se met à couler par l’orifice d’un embout et tombe au fond de la pipette.

POLYALPHAOLÉFINE (PAO)

Les polyalphaoléfines sont des hydrocarbures de synthèse (isoparaffines spéciales à chaînes fondamentales courtes et chaînes latérales longues), que l’on fabrique par procédé d’hydro-craquage à partir de gatsch de paraffine en utilisant une technique de catalyse particulière (polymérisation et co-polymérisation d’oléfines de faible poids moléculaire).

POLYMÉRISATION

Regroupement de molécules d’hydrocarbures non saturées (épaississement) sous l’influence de catalyseurs et de chaleur (procédé de fabrication des lubrifiants pour moteurs).

POURPOINT (OU POINT D’ÉCOULEMENT)

Température la plus basse à laquelle l’huile est encore juste coulante lorsqu’elle est refroidie sous certaines conditions.

POUVOIR CALORIFIQUE

Le pouvoir calorifique Ho désigne le quotient obtenu à partir de la quantité de chaleur libérée par la combustion totale d’un volume donné de combustible et la masse de ce combustible. La valeur calorifique H (Hu) désigne la quantité de chaleur (quantité d’énergie: J/g; kJ/kg; kJ/m3) issue de la combustion d’une substance. La différence entre pouvoir calorifique et valeur calorifique se situe uniquement au niveau de la teneur en hydrogène. Avec la notion de pouvoir calorifique, l’eau produite lors de la combustion se sépare de la composition sous forme d’eau et de vapeur en termes de valeur calorifique.

POUVOIR DÉSÉMULSIFIANT

Capacité des huiles lubrifiantes de rejeter tout ou partie de l’eau qu’elles contiennent et d’empêcher la transformation en émulsion. Cette propriété est particulièrement importante dans le cas des huiles hydrauliques et des huiles pour compresseurs.

POUVOIR LUBRIFIANT

Ce terme désigne la force portante de la pellicule lubrifiante d’un lubrifiant. Le pouvoir lubrifiant est toujours à mettre en relation avec des conditions concrètes comme le type de friction, l’état de frottement, l’assortiment des matériaux des corps en frottement, la lubrification des surfaces en contact, la charge par unité de surface, la vitesse et la température. En présence de frottement visqueux, seule la viscosité est déterminante au plan de la force portante, tandis que, pour une friction sèche, la capacité antigrippante à l’aide d’additifs EP entre également en ligne de compte. Dès lors, il n’existe pas d’unité de mesure pour définir le pouvoir lubrifiant de manière homogène.

PPM

Parties ou particules par million.

PROCÉDÉ DE CRAQUAGE

Les procédés de craquage désignent la fission thermique et/ou catalytique des grandes molécules d’hydrocarbures (p.ex. les résidus ou produits de queue de la distillation atmosphérique), amenée par des vibrations internes, afin d’en tirer de nouvelles molécules d’hydrocarbures plus petites. Une distinction est faite entre les procédés de craquage suivants:

a) Le craquage thermique se pratique à des températures de plus de 500°C pour diviser des hydrocarbures en forte ébullition (p.ex. du mazout) et les transformer en molécules à point d’ébullition plus faible (pour obtenir p.ex. des fractions d’essence et des gaz).

b) Le vapocraquage, qui utilise de la vapeur d’eau surchauffée, est appliqué principalement pour fabriquer des gaz non saturés comme l’éthylène, le butylène, le butadiène etc. Les matières de départ peuvent être des essences minérales ou des distillats moyens. Les hydrocarbures transformés sont des matières chimiques brutes sous forme de produits intermédiaires pour transformation ultérieure par l’industrie pétrochimique.

c) La viscoréduction est une méthode plus douce de fission thermique des hydrocarbures. Le fuel lourd est craqué thermiquement sous une pression d’env. 70 bar et une température d’env. 450°C. Au final, le rendement maximal en produits légers, de l’ordre de 30%, est très faible.

d) Le craquage catalytique a notamment pour but de transformer certaines fractions de distillats moyens (gamme d’ébullition entre 240°C et 360°C) en composés de carburants antidétonants comme les paraffines ramifiées, les cycloparaffines et les aromates. Si les molécules d’hydro-carbures précitées sont produites sous une faible pression et à des températures relativement basses (températures de réaction jusqu’à env. 500°C), elles font néanmoins intervenir des catalyseurs (p.ex. des hydrosilicates) et des procédés divers (réacteurs à lit fixe ou à couche fluidisée etc.).

e) L’hydrocraquage est un procédé de fission catalytique en présence d’hydrogène, à une pression de 100 à 150 bar et une température de réaction jusqu’à env. 400°C, lors duquel
les processus de craquage et l’hydrogénation se déroulent simultanément. Avec l’hydro-craquage, l’avantage est de pouvoir obtenir – selon le produit de départ, le catalyseur et les conditions de réalisation – des composés de carburants ou des distillats moyens déterminés. Au plan des inconvénients, citons cependant la forte consommation d’hydrogène et peut-être aussi la haute pression.

PROCÉDÉ DUO-SOL

Il s’agit de l’extraction sélective (extraction par solvants) de fluides avec deux solvants. Les éléments indésirables, dont p.ex. les hydrocarbures aromatiques, les asphaltènes, les résines et autres liaisons instables sont supprimées.

PROCÉDÉ FURFUROL

Il s’agit de l’extraction sélective de fluides, en particulier les huiles minérales avec le Furfurol.

PRODUIT ANTIGEL

Substances destinées à abaisser le point de congélation de l’eau qui, concentrées, contiennent environ 90% d’éthylène glycol et de propylène glycol, des inhibiteurs de corrosion, des additifs, des colorants et une faible quantité d’eau. Chaque constructeur automobile édicte ses propres spécifications d’antigels et prescrit par ailleurs la proportion du mélange.

PRODUIT OU AGENT DE CONSERVATION

Imidazoline, amidoacétates. Dans les lubrifiants réfrigérants allongés d’eau (p.ex. les émulsions aqueuses), il peut se développer à l’emploi un terrain favorable à l’éclosion de moisissure, de levures et de bactéries donnant lieu à des atteintes corrosives, des obstructions de filtres, des séparations du mélange, des problèmes de mauvaises odeurs, des irritations de la peau etc. Le rôle des produits de conservation est d’éviter la propagation de tels germes dont il est important de contrôler le nombre en permanence.

PRODUIT RAFFINÉ

Cette dénomination s’applique à un distillat amélioré par un procédé chimique et/ou physique.

PRODUIT RÉGÉNÉRÉ

Une huile usée régénérée est le produit du retraitement d’huiles de récupération. Les produits régénérés ne sont rien de plus que des huiles usées débarrassées, par centrifugation et filtrage, des polluants de l’eau et d’autres impuretés mécaniques ainsi que des boues.

PROPANE

Hydrocarbure saturé gazeux servant de combustible.

PROPRIÉTÉS AU VIEILLISSEMENT

Elles servent à définir l’aptitude d’une huile lubrifiante pour l’usage prévu, par exemple celle d’une huile CLP soumise à une compression élevée. Dans ce but, on mesure ici la montée de la viscosité cinématique dans le témoin vieilli ainsi que l’augmentation du nombre de précipitations, et également le comportement au vieillissement des huiles pour turbines à vapeur et des huiles hydrauliques contenant des additifs.

r

RAFFINAGE

Après distillation, même sous vide, les hydrocarbures contiennent encore des composés de soufre, d’oxygène, d’azote ainsi que d’autres impuretés qui seront séparés lors du raffinage ultérieur par des procédés chimico-physiques en présence de solvants ou d’acides. Cette opération permet d’obtenir une amélioration considérable de la qualité.

RÉDUCTION DU FROTTEMENT

On utilise à cet effet des modificateurs du coefficient de frottement (Friction Modifier FM) sous forme d’acides gras, de dérivés d’acides gras, de composés organiques (amines), de phosphates d’amines, d’additifs doux extrême pression etc. Ces modificateurs abaissent (ou réduisent) les pertes de frottement ou encore favorisent un certain comportement de frottement des différents lubrifiants etc.

REFORMAGE

Transformation des hydrocarbures (essence) à faible indice d’octane en essence à indice d’octane élevé.

a) Reformage thermique: les hydrocarbures de paraffine à chaîne longue sont transformés en aromates et en oléfines.

b) Reformage catalytique: les hydrocarbures de paraffine à chaîne longue sont transformés en isoparaffine et en aromates.

RÉFRACTOMÈTRE

Instrument permettant la détermination optique (réfraction du rayon lumineux) de la teneur en huile d’un lubrifiant réfrigérant allongé d’eau (émulsion).

RÉSINIFICATION

Vieillissement des produits à base d’huiles minérales par la formation de produits de condensation hautement polymères.

RÉSISTANCE À L’EAU

Il existe, pour vérifier le comportement des lubrifiants pâteux ou solides par rapport à l’eau, une méthode de contrôle statique et une méthode dynamique permettant d’examiner l’effet de l’eau sur de tels lubrifiants à différentes températures.

RÉSISTANCE À LA DÉTONATION

Elle indique le comportement (la résistance) d’un carburant à l’autoallumage lors de la com-bustion dans le moteur. La résistance à la détonation, qui désigne le phénomène de cognement ou de cliquetis produit par le moteur, est déterminée par l’indice d’octane du carburant. On distingue l’indice d’octane RON 95 et 98 (Research Octane Number) et MON 85 et 88 (Motor Octane Number).

RÉSISTANCE AU CISAILLEMENT

Pour améliorer leur tenue viscosité-température, on ajoute aux huiles moteur, aux huiles hydrauliques etc. des additifs améliorant l’indice de viscosité sous forme de polymères solubles dans l’huile. Ces molécules polymères, constituent en partie des formations moléculaires géantes dans la gamme des hautes températures (macromolécules) capables de modifier leur structure ou de la faire éclater sous l’influence de fortes sollicitations mécaniques.

RON (OCTANE NUMBER)

Indice d’octane recherche de l’essence.

ROUILLE

Ce terme désigne la corrosion produite par l’action simultanée de l’oxygène et de l’humidité à la surface de l’acier et des métaux ferreux (hydrate d’oxyde de fer).

s

SAVONS MÉTALLIQUES OU DE MÉTAL

Les métaux et leurs alliages réagissent en présence des acides gras en formant des savons métalliques que l’on utilise comme additifs extrême pression dans les huiles lubrifiantes et comme épaississants dans les graisses.

SECONDES REDWOOD (R")

Echelle de viscosité communément utilisée en Grande-Bretagne pour mesurer et documenter, à l’aide d’un viscosimètre Redwood, la viscosité d’un hydrocarbure brut. Outre la mesure de la viscosité dynamique ou absolue (avec viscosimètres rotatifs), qui s’exprime en secondes Pascal, ou de la viscosité cinématique (avec viscosimètres capillaires), utilisant les stokes comme unité de mesure, on trouve encore d’autres échelles de mesure de la viscosité, telles les degrés Engler en Europe et les secondes universelles de Saybolt aux Etats-Unis.

SILICONE

Il s’agit de liaisons d’oxydes de silicium présentant un aspect visqueux à ferme. D’une viscosité variable, les silicones sont généralement des huiles incolores possédant une très bonne tenue viscosité-température. On les utilise en tant qu’additifs, huiles de synthèse, huiles hydrauliques, agents isolants etc. dans l’industrie des huiles minérales.

SOLVATES

Huiles avec solvants neutres, huiles raffinées au solvant.

SPÉCIFICATIONS

Prescriptions militaires (MIL) et d’entreprises industrielles concernant les lubrifiants et carburants pour lesquelles les propriétés physiques et chimiques, de même que les méthodes de contrôle, sont imposées.

STABILISATEURS

Inhibiteurs et agents antivieillissement.

STOKES ET CENTISTOKES

Unité de mesure de la viscosité cinématique:

1 st (stoke) = 1 cm2/s = 100 cSt = 100 mm2/s.

SUPER TRACTOR OIL UNIVERSAL – STOU

Lubrifiant multifonctionnel (huile moteur, de boîte, hydraulique) pour usage universel dans le plus grand nombre possible de moteurs, machines et engins, en particulier ceux avec freins et embrayages immergés, utilisés dans l’agriculture et la construction. Permet d’éviter un surnombre de variétés et les risques de se tromper de lubrifiants selon les appareils.

t

TENDANCE AU MOUSSAGE DES HUILES MINÉRALES

Quantité, exprimée en ml, de la mousse d’huile se formant sous des conditions définies (insufflation d’air) et qui indique la tendance au moussage d’une huile. Norme déterminant l’aptitude au dégagement d’air: DIN 51381; norme déterminant le comportement au moussage: DIN 51566.

TEST EMCOR

Ce procédé de test permet de vérifier quelle protection contre la corrosion offrent les graisses lubrifiantes au matériau dans les roulements, les surfaces de glissement et les paliers lisses en présence d’eau, et ce dans des conditions de service aussi proches que possible de

la réalité (norme DIN 51802).

TEST NOACK

Celui-ci détermine les pertes par évaporation d’une huile lubrifiante en présence de températures élevées. La perte par évaporation d’une huile lubrifiante équivaut à la notion de consommation d’huile par le moteur. Ce phénomène provoque la modification des propriétés de l’huile restante.

TEST RAMSBOTTOM

Il s’agit du test de cokéfaction, ou essai de résidu, auquel sont soumises les huiles lubrifiantes.

TEST TIMKEN

Il s’effectue au moyen d’une machine à tester les graisses visant à déterminer les propriétés de résistance des lubrifiants aux hautes pressions (essai d’usure). Une plaque de contrôle rectangulaire est appliquée contre un arbre en mouvement muni d’un palier de roulement. Les critères d’évaluation de l’usure sont la charge et l’aspect des échantillons.

TRACTOR OIL UNIVERSAL – TOU

Huile hydraulique de boîte pouvant être utilisée dans le plus grand nombre possible de véhicules, de machines et d’engins à freins et embrayages immerges en usage dans l’agriculture et l’industrie du bâtiment et des travaux publics.

TRANSFORMATION CATALYTIQUE DES DISTILLATS DE BENZINE

Ce procédé, aussi appelé reformage catalytique, consiste à raffiner une essence, ce qui en modifie l'indice d'octane sous l'effet de la température et de la pression en présence d'un catalyseur.

TRIBOLOGIE (DU GREC TRIBOS, FROTTEMENT)

L’étude scientifique du frottement, de l’usure et de la lubrification et de son application technique dans la pratique en tenant compte des problèmes liés à la construction, à la fabrication des matières premières et aux prescriptions administratives englobe le domaine de la tribologie. La tribotechnique pousse quant à elle plus loin son étude en vue de déterminer les moyens de préserver la valeur des machines et des outils, de simplifier l’utilisation des lubrifiants, de minimiser les déperditions d’énergie, de respecter les aspects environnementaux, de produire rentablement et de programmer une

u

USURE

Phénomène résultant de l’arrachage ou du déplacement de matière sur des surfaces en contact par frottement. Le coefficient de frottement détermine directement le degré de l’usure mécanique des pièces. Plus il est fort, moins le glissement des pièces l’une par rapport à l’autre est facile et plus les déperditions d’énergie sont importantes avec, comme corollaire, une usure accentuée. La tribologie est par définition la recherche de solutions pour contrer au mieux cette usure, d’une part en traitant la surface des matériaux en contact par des apports de dépôts pour augmenter la résistance mécanique et, d’autre part, en utilisant des matières lubrificatrices ciblées. Il existe par exemple, dans le domaine du frottement mixte, des additifs de protection visant à diminuer l’usure dont on distingue trois classes principales:

a) additifs d’adoucissement tels les acides gras, les huiles grasses (substances tensioactives hautement polaires), dithiophosphates métalliques etc.

b) additifs haute pression sous forme de liaisons au plomb, au soufre, au chlore, au phosphore etc.

c) lubrifiants gras tels le graphite, le bisulfite de molybdène etc.

v

VALEUR PH (POUR POTENTIEL D’HYDROGÈNE)

Mesure de la quantité d’ions d’hydrogène libre (H+) dans une solution aqueuse qui détermine le caractère acide ou alcalin de celle-ci. La mesure s’effectue en trempant un papier indicateur de pH dans la solution à analyser ou à l’aide d’appareils de mesure du pH électriques. L’échelle des valeurs va de 1 à 14: en dessous de 7 – qui dénote un milieu neutre – soit de 1 à 7, il s’agit d’un milieu acide et, au-dessus de 7 d’un milieu alcalin. Il est important de contrôler ces valeurs en présence de lubrifiants réfrigérants miscibles à l’eau utilisés pour l’usinage des métaux.

VASELINE

Mélange naturel ou artificiel, inodore et insipide, composé d’hydrocarbures solides et liquides issus du pétrole; on tire la vaseline naturelle par raffinage du petrolatum. A titre de rappel, l’huile de vaseline est l’ancienne appellation de l’huile blanche.

VIEILLISSEMENT

Le vieillissement est une modification chimique indésirable des produits minéraux et synthétiques (p.ex. les lubrifiants, les carburants) pendant leur utilisation ou au stockage. Il résulte des réactions déclenchées par l’oxygène (formation de peroxydes, de radicaux d’hydro-carbures). La chaleur, la lumière ainsi que les influences catalytiques induisent une accélération de l’oxydation qui a pour effet la formation d’acides et de boues. Le vieillissement est retardé par l’adjonction d’inhibiteurs d’oxydation ou antioxydants qui améliorent la résistance à l’oxydation. Les caractéristiques de vieillissement servent à évaluer l’aptitude d’une huile lubrifiante pour l’usage prévu, notamment pour ce qui concerne les fortes sollicitations en compression (CLP). On mesure, dans ce cas, l’augmentation de la viscosité cinématique dans le spécimen ainsi que l’augmentation de l’indice de précipitation.

VISCOGRAMME

Echelle graduée utilisée pour mesurer la viscosité réelle dans les mélanges.

VISCOSIMÈTRE

Appareil servant à déterminer les viscosités des liquides. Une distinction est faite entre les viscosimètres capillaires, rotatifs, à chute de bille, à écoulement etc. Aux nombreux viscomètres en usage actuellement, portant pour beaucoup le nom de leurs inventeurs (Brookfield, Cannon-Fenske, Ubbelohde, Saybolt etc.), sont également assimilés les pipettes de Colas, les gobelets de Ford etc.

VISCOSITÉ

Propriété d’un liquide d’opposer une résistance uniforme et sans turbulence au déplacement

laminaire mutuel (déformation) de deux couches adjacentes (frottement interne, contrainte au cisaillement). Les fluides de viscosité élevée résistent à l’écoulement tandis que les fluides de faible viscosité s’écoulent facilement. Sans entrer dans le détail des formules, relevons qu’une distinction est faite entre:

  • la viscosité dynamique (mesurée en pascal-secondes – 1 Pa.s = 1000 centipoises – cp)
  • la viscosité cinématique (qui résulte de la division de la viscosité dynamique par la densité)

Dans l’industrie des huiles minérales, la viscosité cinématique joue un rôle important et représente une valeur sûre pour la mécanique des fluides.

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WHITE-SPIRIT (ESSENCE BLANCHE)

Essence spéciale à point d’ébullition élevé se situant dans une fourchette de >55°C. Ce solvant minéral remplace avantageusement la térébenthine pour diluer les peintures.

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